Aurélie Gambier, le français en partage

Trouver sa voie peut être parfois difficile. Après le bac, on se retrouve à devoir choisir une spécialité, un domaine, et, à terme, une profession. Aurélie étant persuadée que le monde scientifique n’était pas le sien, elle s'est dirigée vers les Lettres Modernes et l’Histoire de l’Art, études enrichissantes et intéressantes mais dont les débouchés lui paraissaient bien limités : l’enseignement ou la recherche.

 

Pas vraiment excitée par les perspectives offertes, elle a finalement décidé, au milieu de la deuxième année, de tout arrêter pour se consacrer au théâtre, pratique qu'elle affectionnait depuis un certain moment. Elle eu la chance de pouvoir se former puis d’exercer une activité théâtrale pendant un certain temps, avant de finalement rejoindre à nouveau les bancs de l’université, cette fois-ci en Médiation Culturelle. Grâce à cela, elle a pu intégrer l’équipe du théâtre de la Bastille, d'abord comme stagiaire en relation publique, puis en programmation.

 

Comprenant vite que si les stages pouvaient se succéder sans problème, il n’en restait pas moins que l’emploi pérenne demeurait introuvable. C'est à peu près à cette période qu'elle a entendu parler du Français Langue Étrangère, et, ayant déjà donné déjà des cours de français particuliers pendant ses études, elle a pensé que l’enseignement serait sa prochaine destination.

 

Avec du recul, Aurélie considère que si son parcours peut paraître chaotique, il montre tout l'amour qu'elle a toujours eu pour la langue et ce besoin de le transmettre à d'autres. Elle admet que ses expériences passées expliquent pourquoi elle en est là aujourd'hui et elle puise dans chacune d'elle au quotidien.

 

 

La formation DAEFLE et le fonctionnement à distance me convenait parfaitement

 

 

Sa reconversion en FLE décidée, Aurélie a choisi de s’inscrire à la formation proposée par l’Alliance Française et le CNED : le DAEFLE. En effet, si le CNED propose aussi une solution pour passer le master FLE à distance, cette alternative l'aurait contrainte à trois années d'études avant l'obtention du diplôme. La rapidité de formation du DAEFLE, sur une année, et le fonctionnement à distance lui convenant parfaitement, elle a naturellement opté pour cette formule plus souple. Elle reconnaît cependant que l'EAD nécessite une certaine rigueur et une auto-motivation à travailler régulièrement.

 

A peine diplômée, la Fondation Franco-hongroise pour la Jeunesse lui propose un emploi. Celui-ci lui permet de faire ses premières armes auprès d’adolescents d’Eger, une ville du nord-est de la Hongrie. A son retour en France, c’est d’abord à l’école de langue Accord qu'elle travaille avec un public hétéroclite d’adultes. Finalement l’Alliance Française la recrute dans ses effectifs à peine quelques mois après son retour. Aujourd’hui, en CDI depuis plus de deux ans, elle est parallèlement devenue tutrice et correctrice pour le DAEFLE.

 

En seulement quelques années, Aurélie est donc passé du statut d'étudiante à celui d'enseignante FLE avant de, à son tour, former les futurs diplômés. Un saut de l’autre côté de la barrière qui lui montre ainsi toute l’étendue de la formation, et l'impact qu'elle peut avoir sur la vie professionnelle.

Aurélie a obtenu son diplôme avec le CNED