Nadia Berg, couteau suisse créatif

Nadia Berg a 29 ans et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a un parcours particulier. Quand on demande à la jeune femme ce qu’elle fait dans la vie, elle répond par l’expression « couteau suisse ». Nadia a bel et bien plusieurs cordes à son arc qu’elle tient avec assurance dans sa main. Cette force d’être polyvalente, elle le doit à son parcours, entre études, voyages, associations, photographies, projets et passion.

 

Aujourd’hui, Nadia Berg vit à Montreuil (Seine Saint Denis). Elle revient tout juste d’un voyage en Colombie où elle a travaillé en tant que photographe pour la célèbre ONG " Médecins du Monde ". Ce n’est pas la première fois (ni la dernière d’ailleurs) qu’elle voyage. Quand elle était jeune, Nadia a quitté le lycée à 16 ans : " Le système scolaire classique, dans son fonctionnement, ne me convenait pas ". La jeune fille rêve de voyager, de sortir de la théorie et d’appliquer ce qu’elle apprend à l’étranger. Pour elle, il faudrait " plus de sessions de voyages à l’étranger " dans la scolarité, surtout dans les langues. Voyager, elle va le faire seule, deux ans après avoir arrêté le lycée. C’est en République Dominicaine qu’elle reprendra sa scolarité avec le CNED, tout en multipliant les activités sur place.

 

Pendant plusieurs mois, j’ai été guide/traductrice sur des bateaux à la rencontre des baleines à bosses !

 

Pour la jeune fille, c’est l’occasion de parler plusieurs langues, surtout l’espagnol. Nadia précise qu’il s’agit d’un " tourisme intelligent, proposant de voir ces animaux sous l’angle de la reproduction et aussi de la protection ". Pour elle, les civilisations et leur manière de voir le monde qui les entoure est déjà passionnant.

 

Un côté associatif

 

De 16 ans à 18 ans, la jeune fille a fait une pause dans les études : " je savais que je finirais par les reprendre ". Ne rien faire ? Très peu pour elle. Ces deux années sabbatiques lui ont permis de créer avec une amie  une association " Le temps d’un rêve ". Le but : promouvoir le spectacle en milieu rural. " Mon père est marionnettiste, ce qui peut expliquer cet attrait " dit-t-elle. Deux festivals sont montés, l’association tourne bien. Des projets et des envies, Nadia n’en manque pas. Durant les deux années qu’elle passe en République Dominicaine, elle murit un projet : une expo multi sensorielle. Une fois rentrée en France, elle commence à lui donner vie en même temps qu’elle débute une prépa sciences-po avec le CNED. Grâce à cela, elle entre à l'ICART, école de photographie de Paris. La formation est chère et " malheureusement  par manque de moyens financiers ", elle ne fera qu’une année, " pour apprendre les bases, se perfectionner et connaitre le milieu de la photo ". L’exposition sortie, elle va aussi suivre la formation " Prépa à la Une " du CNED pour perfectionner son côté journaliste.

 

Le quotidien d’un couteau suisse

 

Nadia ne fait pas " un peu de tout ", mais elle fait " beaucoup de choses ". La jeune femme multiplie les activités connexes et complémentaires : photographe pour la presse mais aussi pour les entreprises, journaliste, chargée de projet, chargée d’exposition, elle touche aussi au métier de JRI et au web qu’elle trouve " passionnant ". Son quotidien est donc complet, autant que le sont ses capacités. " Au départ, je suis journaliste-photographe mais je me développe avec un secteur en plein bouleversements économiques, pratiques et au niveau du mode de consommation " affirme la jeune femme. En ce moment, Nadia travaille sur un projet auquel elle tient beaucoup : la transformation des matières premières minérales et parallèlement à cela, les bouleversements qu’elle inflige au fonctionnement des civilisations. " Il y aura une plateforme web et aussi une expo " explique Nadia.

 

J’enquête beaucoup sur toutes ces matières premières, c’est un gros travail d’investigation !

 

La jeune femme est aussi à la recherche de partenaires de qualité. Elle a déjà trouvé un réalisateur chevronné et un graphiste avec lequel elle travaille sur la partie web.

 

Des rêves et des projets

 

Avec la naissance de sa fille, il y a quelques années, Nadia voyageait moins. Aujourd’hui, elle souhaite reprendre ses déplacements et s’attarder particulièrement sur l’Amérique Latine. Le fait d’avoir vécu pendant près de deux ans en République Dominicaine lui permet aujourd’hui d’être bilingue en espagnol, " marrant pour quelqu’un qui avait pris allemand au collège ! " plaisante-t-elle. Elle confie aussi qu’elle est intéressée par la Russie : " il y a quelque chose de romantique, une ambiance que j’aime, c’est purement émotionnel ". Elle souhaite bien sûr pouvoir continuer de travailler avec des gens qu’elle admire et surtout avec lesquels elle a des affinités, aussi bien en tant que personne que sur les thématiques qui peuvent les relier. Ce qui semble le plus positif dans ce parcours atypique, c’est que Nadia explique qu’elle a " toujours voulu avoir ce quotidien ". Comme quoi, il est possible de faire ce que l’on souhaite, " à condition d’être rigoureux et de ne pas hésiter à demander de l’aide quand on en a besoin " précise la jeune femme. Pour finir, il est nécessaire d’ajouter à cela une bonne dose de passion, ingrédient obligatoire pour réaliser ses rêves.

 

Retrouvez Nadia sur ses  plateformes web :

 

www.nadia-berg.com

www.nadia-berg.fr

www.thewomps.com

http://storify.com/bergnadia#stories

http://www.pearltrees.com/bergnadia

https://twitter.com/bergnadia

 

Crédit photo : © padre Guillermo

 

Nadia Berg a misé sur le CNED pour ses études