Famille Jouini-Derigny : direction le monde

Ils sont cinq. Le père, la mère et leurs trois filles sont sur le point de partir pour un tour du monde, passant de la Thaïlande à l’Australie, avant de rejoindre l’Amérique du sud. La famille Jouini-Derigny se prépare depuis quelques années et c’est mi-août qu’ils commenceront leur périple. Rencontre avec Jéromine Derigny qui se confie sur sa famille et leur grand projet.

 

- Pouvez-vous nous présenter votre famille ?

 

Aladin et moi avons tous les deux 42 ans. Il est musicien, auteur-compositeur et interprète. Il lui arrive aussi de réaliser des habillages sonores et il a une formation de projectionniste. Avant, il travaillait ponctuellement dans des festivals mais là, il vient de terminer un contrat plus long au Cinéma des Cinéastes dans le 18ème. Je suis photojournaliste et je réalise des reportages partout dans le monde. Certains pays que nous allons voir, je les ai déjà découverts dans le cadre de ma profession. Ensuite, il y a nos filles. Deux jumelles : Athéna et Indira, 11 ans ½, bientôt 12 ans. Elles sont de jeunes artistes toutes les deux, dans l’écriture, le dessin ou même la pâte Fimo. Pour finir, la petite dernière s’appelle Vénus, elle a 3 ans ½. Et elle vient juste de recevoir son passeport !

 

- D’où vient l’idée de votre projet ?

 

Je voyage partout dans le monde, depuis plusieurs années. L’envie de faire partager à ma famille ce que je découvre grâce à ma profession était forte. Mais il faut dire que l’envie de faire le tour du monde me trotte dans la tête depuis toujours.

 

Découvrir le monde en famille, c’est d’autant plus excitant !

 

- Et comment est-il né ?

 

Après la naissance de Vénus, même si j’avais déjà abordé le sujet avec Aladin, nous nous sommes dit qu’il allait falloir fixer une date. Il fallait que Vénus soit assez grande mais que Indira et Athéna ne le soit pas trop. Quand j’en ai parlé aux filles, elles ont tout de suite été d’accord, même si quelques réticences se sont fait sentir : partir de l’école, quitter les copains… Par contre, quand on s’est tous installés autour d’une table avec une carte, afin de faire part de nos envies de pays, elles n’étaient pas les dernières à planter les drapeaux, symboles des possibles points de chute. Retrouvez la genèse du projet sur cette vidéo...

 

 

 

 

- Quels sont vos choix pour les pays ?

 

En fait, chacun a des envies particulières et c’est très personnel. Aladin rêve de visiter l’Indonésie, surtout pour y voir les volcans. Athéna et Indira sont particulièrement motivées par la Thaïlande. Même si Vénus est encore trop petite, quand on lui demande où nous partons, elle a retenu elle aussi la Thaïlande mais aussi l’Australie et l’Inde. Moi, pour faire partager à ma famille c’est l’Inde que j’apprécie énormément, mais pour découvrir pour la première fois, c’est le Pérou et la Bolivie.

 

- Sur place, ça va se passer comment ?

 

Nous n’avons rien vraiment décidé de l’organisation sur place. Ce que l’on sait c’est que : les déplacements les plus importants, entre les différents pays se feront en avion (nous avons réservé nos vols en avril dernier) et que les autres plus locaux se feront en train ou en bus. Dire que quand j’étais plus jeune, je voulais partir en camping-car ou même en 4x4 ; l’organisation aurait été encore plus compliquée.

 

En tout cas, nous avons quelques plans dans certains pays, comme des amis qui vivent en Inde, mais nous avons envie de voir au jour le jour. Certains visas seront aussi à prendre sur place. Nous avons fait en sorte d’avoir assez de temps dans chaque pays, entre les différents vols déjà réservés.

 

Le plus long aura été l’organisation avant le départ !

 

- Justement, que doit-on faire quand on veut partir faire le tour du monde ?

 

Déjà, il fallait qu’on rende le voyage possible, ce qui voulait dire faire une sélection de pays à visiter un peu plus modestement. On a du faire des choix. Ensuite, il y a des étapes indispensables comme les passeports ou les vaccins et c’est parfois long et difficile. Il y a aussi d’autres éléments à voir : le financement déjà, mais aussi l’organisation pour la vie qu’on laisse derrière soi pendant plusieurs mois. Nous vivons à Bagnolet et nous avons une maison dans laquelle on se sent vraiment super bien. Pour nous, il était hors de question de la vendre, en fait, nous n’y avons même pas pensé. On a trouvé une famille qui va la louer pendant le temps où nous serons absents. Le mari est musicien comme Aladin, il pourra profiter du studio que l’on a aménagé dans la maison !

 

- Vous parlez de financement. Quelle est votre situation ?

 

Nous avons les revenus locatifs de la maison, mais aussi d’un appartement que je possède à Paris. Ensuite, nous avons eu de l’aide des amis, de la famille, des proches qui nous ont acheté des "doudous", petits personnages que je confectionne. Mais il s’agit plus d’une plaisanterie qu’autre chose ! On a aussi réussi à trouver quelques partenariats (encore non officiels, mais bientôt dévoilés !) qui nous proposent chacun une somme conséquente en l’échange pour l’un, du récit du voyage à notre retour, du point de vue de nos filles Athéna et Indira et pour l’autre, de photos et vidéos de mises en situation de leur matériel de randonnée.

Nous avons aussi fait beaucoup d’économies.

 

- Comment va se passer le périple pour vos filles ?

 

Indira et Athéna vont suivre leur année par le CNED. Ce sont elles qui ont insisté pour le faire et je ne suis pas stressée sur ce point car elles sont très scolaires et indépendantes. En plus, jumelles, elles sont du même niveau et s’entraident au quotidien. Bien entendu, il ne s’agit pas de la même chose que les devoirs à faire en rentrant de classe, il va falloir que nous soyons capables de leur faire les cours, de les guider. Mais comme elles sont demandeuses, cela risque d’être plus facile ! Vénus, qui aura le niveau petite section ne commencera l’école que l’année suivante.

 

- Qu’est-ce que ce voyage va leur apporter ?

 

En plus de la classe, je pense que les enfants vont apprendre différemment de notre périple, en se forgeant leur propre point de vue sur les pays étrangers et sur le voyage. C’est une bonne chose de lire les médias et de s’informer, mais il est important pour nous que les filles voient par elles-mêmes ce qu’elles ont envie de découvrir. S’il me prend l’idée faire des reportages sur place, pourquoi ne pas les intégrer aux projets et leur donner l’occasion de tester leurs plumes ? Comme je l’ai dit, ce sera au jour le jour, mais nous allons en profiter et partager toute cette aventure, en famille.

 

La famille partagera aussi son périple via son blog, sur lequel de nombreuses infos et vidéos attendent déjà d'être consultées !