Témoignage : le Capes à tout prix.

Son parcours n'a pas été sans embûches, mais, aujourd'hui, elle est une jeune prof bien dans son job ! 

 
Smooz : Vous avez obtenu le Capes en 2009, à 24 ans. Votre premier coup d'essai ?
  • Anne-Sophie Courtet : Malheureusement pas. C'était ma deuxième tentative. En 2008, j'avais eu l'écrit, mais les oraux s'étaient mal passés. De fait, en 2009, j'ai "boosté" ma préparation en me réinscrivant à la formation complète du Cned et en optant, à l'époque, pour l'accompagnement à l'oral.
 
Et quelle a été la suite ?
 
Un beau début de carrière alors ?
  • Cela n'a pas été facile au départ. Juste après l'obtention du Capes, j'ai été affectée dans un établissement en ZEP, auprès d'élèves turbulents. J'ai dû faire ma place, mais cela m'a plutôt enrichi : je sais maintenant faire face au plus dur. L'année suivante, on m'a proposé un poste dans un super lycée, tout m'a semblé tellement facile !
 
Prof, était-ce une vocation pour vous ?
  • Complètement. Je veux être professeur depuis mon entrée à l'école ! A la maison, mes parents devaient renouveler mon tableau blanc tous les trois ans, tellement je jouais à la maîtresse ! Par la suite, j'ai affiné mon ambition : ayant davantage d'affinités avec les ados, j'ai visé le niveau Capes.
 
Quel a été votre parcours pour atteindre cet objectif ?
  • En 2007, j'ai fait une licence Mathématiques Physique Chimie, une formation spéciale destinée aux futurs enseignants, à l'IUFM de Strasbourg. Pour cela, j'ai dû quitter la maison, mes parents me louaient un studio. Mais, je n'étais pas sérieuse et abusais de mon indépendance. De plus, je m'ennuyais en cours : j'avais déjà étudié une grande partie du programme lors des années précédentes. Résultat, je séchais pas mal de cours. En 2008, j'ai dit "stop" et me suis inscrite au Cned.
 
Vous êtes retournée vivre chez vos parents ?
  • Exactement. Le studio coûtait trop cher. En plus de mes cours du Cned, je travaillais comme surveillante dans un établissement scolaire. Mes parents étaient un peu inquiets, mais ils m'ont fait confiance. J'ai toujours réussi à m'en sortir.
 

Cette solution était-elle plus efficace ?

  • Même si je n'ai pas eu le Capes du premier coup, cette solution était de loin la plus adaptée. Je travaillais à la maison, parfois à la bibliothèque quand des notions me résistaient. J'ai surtout pu travailler à mon rythme : très tôt le matin jusqu'à onze heures, et ensuite selon mes envies et mes possibilités, l'après-midi. En plus, je continuais à bénéficier de la bourse.
 
Le Cned vous a donc été un secours pour obtenir le Capes.
  • Sans le Cned, je n'aurais pas eu le concours. Je travaillais ce que je ne maîtrisais pas et gagnais ainsi beaucoup de temps. Ce qui n'est pas le cas dans une préparation en présence. Les exercices en ligne me motivaient beaucoup et les devoirs m'ont énormément aidé : ils étaient d'un bon niveau et les corrections étaient très détaillées.
 
Un conseil à ceux qui rêvent d'obtenir le Capes ?
  • Être surveillante m'a permis de pouvoir solliciter des professeurs de physique chimie. Ils m'ont aidé à comprendre certaines notions. Un beau complément aux cours du Cned !
Nathalie est professeur des écoles
Des milliers de postes à pourvoir dans l'Éducation nationale