Saltimbanques en liberté

 

Et si le plus grand chapiteau du monde était… Le monde ? Marion et Farid ne se posent même pas la question. Depuis plus de dix ans, ce couple de saltimbanques voyage dans les pays du globe pour y donner des représentations de cirque dans les coins les plus reculés. Ils ont déjà traversé l’Afrique, l’Asie et l’Amérique dans des périodes plus ou moins longues (de 1 à 6 mois), pour présenter leurs talents de jongleurs-acrobates, ou organiser des ateliers-découverte. Ils sont actuellement en Amérique du Nord, pour une tournée de 6 mois.

 

Toute leur vie est liée à l’univers des chapiteaux. Marion rêve depuis toute petite de faire des spectacles et commence l’école de cirque à 11 ans. Elle arpente les conventions de jonglage en France et en Europe, trimballant partout son leit-motiv "quand on bouge, on rencontre, c’est riche !". Plus tard, elle rencontre Farid à l’école de cirque Fratellini, ou ils effectuent déjà des escapades pour réaliser des "spectacles en sac à dos". "Le métier de saltimbanque a toujours été lié au voyage, c’est d’ailleurs ce qui fait fantasmer, commente Marion. Faire la route, voir ces paysages, découvrir ces théâtres est enivrant !"

 

Faire l'école dans tous les pays

 

Et la naissance de leurs enfants n’a pas freiné leurs envies de voyages ! Depuis toujours, Shemsi, 11 ans, Maéla, 10 ans, et Léia, 22 mois, vont les accompagner dans leurs périples tout en suivant l’école sur les chemins, via les cours du Cned. Rien n’arrête cette famille hors du commun : "À chaque fois les enfants sont content de partir, souligne Marion. Ils sont contents de rentrer aussi. Plus jeunes, ils ne se posaient pas de question, être avec leurs parents était suffisant. Maintenant, les copains leur manquent."  Malgré leur jeune âge, les enfants cumulent déjà un nombre de souvenirs incalculable. Shemsi a déjà sa petite liste personnelle : "Nous avons traversé l’Inde, le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, le Togo, le Benin et le Canada. J’ai beaucoup aimé l’Inde car j’ai vu beaucoup de choses et des personnes très gentilles"

Chaque voyage est aussi l’occasion de découverte et de question existentielle pour Maéla "J’allais entrer en 6° quand on m’a annoncé que nous partions en Amérique. Je me suis posée pleins de questions : Si j’allais entrer en 6°, comment j’allais faire l’école, si on irait à San Francisco… Mais surtout : Combien de temps ?"

 

Nous avons traversé l’Inde, le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, le Togo, le Benin et le Canada

 

Les journées de vadrouille  se partagent entre les cours, la route et les spectacles. Même si Marion avoue que ce jonglage permanent est bien plus complexe que sous un chapiteau : "les journées d’études s’organisent à l’arrache bien souvent ! Heureusement, ils ont tous les deux une année d’avance et comprennent vite, ce qui nous laisse un peu de latitude. On essaye de travailler deux heures par jour. Mais les jours de spectacles, pas de Cned, car pas de temps !"

 

Et quand vient le moment du retour, le groupe reprend vite ses activités d’artiste. "Quand nous partons longtemps nous perdons une partie du 'réseau' qui nous permet de jouer nos spectacles en France. Or il faut bien qu’on travaille ! témoigne Marion. Donc souvent on rentre, on créé, on joue, on bosse… puis les démons du voyage nous reprennent et on organise un nouveau périple !"

La prochaine destination est déjà en négociation : l’Amérique du Sud ou l’Inde ? Qu’importe, tant que le spectacle continue de tourner.

Vous pouvez suivre les aventures de cette famille sur leur site : http://cirk.fr/

Trouvez la formation qu'il vous faut parmi notre catalogue complet
De la maternelle aux prépas entrée en écoles, avec ou sans le bac, toutes les formations scolaires