Julien Darras carbure à la réussite

 

Il a 14 ans mais a déjà un mental aussi dur que l’acier de son engin. Julien Darras est pilote de karting depuis 10 ans. Habitant dans le Nord Pas de Calais, il évolue depuis quelques années dans des championnats de haut niveau en Europe.

 

Il faut dire qu’il est plongé depuis tout petit dans l’univers des moteurs : son père est négociant en automobile et, dès son plus jeune âge, il baigne dans les images de Formule 1 diffusée à la télévision.

 

C’est donc naturellement que son chemin le mène au circuit de karting. Il saisit son premier volant dès l’âge de 4 ans, en baby-Kart, puis passe très vite en mini-kart l’année suivante, ou il commence à développer ses talents sur le bitume.

"Dans mon entourage, beaucoup faisaient du foot ou de la boxe. Moi je préfère le karting, ça stimule, on est tout seul sur la piste" explique le garçon.

 

Son élan est arrêté pendant quelques années, faute d’entraineur pour l’accompagner. Il met donc sa passion entre parenthèses pendant quelques temps, avant de revenir sur les pistes à l’âge de 7 ans en niveau minimes. Il dispute ses premiers championnats régionaux : "ma première course était à Saint Amand Montrond. Je n’ai pas gagné, mais j’étais toujours motivé. Ma première victoire importante à mes yeux c’est quand j’ai fini second à Ostricourt"

 

Tout en continuant à peaufiner sa technique sur les circuits, il est bringuebalé d’équipe en équipe, sans jamais se sentir totalement à l’aise dans ce milieu ou l’individualisme prime. Jusqu’à ce qu’il entre dans l’écurie LM-Karting (qui compte 8 titres de champion de France et 1 titre de champion du monde) qui va le faire exploser sur les circuits européens. Il passe dans la catégorie KF3, division incontournable pour se faire remarquer dans ce sport. "J’ai fait des entrainements à l’étranger, j’ai beaucoup voyagé en Europe, commente  Julien. Rien que pour cette année, j’ai déjà fait 21 courses !"

 

Objectif : formule 1

 

Il est souvent en tournée entre les circuits, pour maitriser le moindre centimètre carré de piste. "Les entrainements sont particuliers : on part souvent  trois jours ou plus sur un circuit, et on en fait le tour sans arrêt jusqu’à maîtriser toutes les trajectoires." Cela peut paraitre obsessionnel, mais le niveau est très élevé dans ce domaine : "Lors de ma dernière course, j’ai décroché la pole position à 22 millièmes de seconde… "

 

Pour continuer sa scolarité tout en persévérant dans sa passion, il est inscrit au Cned depuis 2 ans. "Avant j’étais en école privée, mais ce n’était plus possible de suivre les cours vu que j’étais souvent absent pour les compétitions. Sur une année, je reste 5 mois à la maison" témoigne le jeune garçon. Toute sa famille se met en ordre de bataille pour le soutenir dans le suivi de ses cours. "Dès que je rentre, je bosse. Plus tard, je veux continuer dans le sport automobile, mais je sais qu’il faut avoir une porte de sortie. Et sans le bac, on n’a rien…"

 

Dès que je rentre, je bosse. je sais qu’il faut avoir une porte de sortie. Et sans le bac, on n’a rien…

 

Réaliste, il jette un regard froid sur le monde du karting : "Il y a peu de place, il faut se bagarrer, se faire remarquer. Le karting n’est qu’une étape vers la Formule 1."

 

Il cite d’ailleurs Ayrton Senna comme son modèle, qu’il admire plus que tout autre champion : "Ce type avait la classe sur le circuit et en dehors. Il était au-dessus des autres selon moi. Je suis fan, j’ai même fait une reproduction de son casque !"

De cette admiration il garde une idée précise de ce qui fait un bon pilote : "Il faut avoir de la classe sur la piste et en dehors. Après il ne faut jamais baisser les bras, savoir régler son carburateur, et aller au charbon !" Ces principes bien ancrés dans sa tête, le jeune garçon se prépare pour les championnats d’Europe et du monde l’an prochain. Tout en préparant son brevet. 

 

Vous pouvez retrouver son palmarès sur son site : www.juliendarras.com

Des formations tout au long de la vie