François Mehler, la balle au bond

J'ai appris à être autonome ! Si je devais reprendre une scolarité en présence, je ne saurais pas quoi faire

Enthousiaste, voilà le terme qui caractérise François Mehler. Ce jeune espoir du tennis venu de Savoie s'amuse à raconter son expérience dans le monde de la balle jaune. Du haut de ses 16 années, il s'est imposé comme une valeur montante de ce sport et son palmarès en témoigne : il se distingue plusieurs fois en finale des championnats de France de tennis junior.

 

Il faut préciser qu'il manie la raquette depuis qu'il est en âge d'en tenir une. A l'âge de cinq ans, François Mehler veut imiter sa soeur, joueuse de tennis également, et fait un essai dans un petit club de Bourg-Saint-Maurice. Il est immédiatement repéré par un entraîneur du club qui lui conseille de poursuivre dans cette voie. Il va alors entrer dans un club d'Aix-les-bains, où il rencontre Lionel Calderini, qui deviendra son entraîneur régulier. "Au début, je jouais juste par plaisir, explique le jeune homme. Puis les entraînements se sont intensifiés, je jouais trois à quatre fois par semaine." A partir de huit ans, son père l'inscrit aux cours à distance du CNED

 

Entre cours et court

 

Aujourd'hui, le jeune garçon profite pleinement de sa liberté de sportif : il suit des cours à distance le matin et piétine les courts de tennis l'après-midi, tous les jours de la semaine. Et ce rythme lui convient parfaitement : "J’ai appris à être autonome. Si je devais reprendre une scolarité en présence, je ne saurais pas quoi faire, je ne trouverais pas ma place dans une classe de 38 élèves !" Il vient de passer en seconde et compte bien poursuivre ses études jusqu'au bac, "au moins pour avoir un diplôme" précise-t-il. Mais la passion n'est jamais très loin : "Si à 16-17 ans j'ai atteint le niveau nécessaire, je tiens à continuer dans le tennis."

 

En attendant, il multiplie les participations aux tournois, pour compléter son entraînement : "Je pars beaucoup en Europe pour acquérir de l'expérience. Chaque pays, de par sa culture, s'entraîne différemment, c'est intéressant de voir comment cela se passe". Le garçon reste humble sur ses objectifs : "Roland Garros, le Grand Chelem... C'est un rêve pour tous les joueurs de tennis, mais c'est très lointain pour moi. J'ai encore beaucoup à apprendre." Il avoue préférer se concentrer sur le championnat de France.  

 

Joueur offensif, il aime monter au filet "pour aller chercher les points", comme son idole, Roger Federer. Mais il cite également Mickael Laudra parmi ses icônes. Et il a sa propre idée de ce qu'est un bon joueur de tennis : "Ce qui fait la différence c'est la volonté, la détermination. C’est la seule chose qui compte car il y a beaucoup de très bons joueurs, même meilleurs que moi à mon âge, notamment en Espagne où il y a un très fort potentiel !"