Famille Leloup : tout plaquer et partir à l’aventure

Sophie et Antoine Leloup, un couple de toulousains, se sont demandé s’ils étaient capables de lâcher le quotidien et partir avec leurs enfants. Et puis, plutôt que de se le demander, ils sont passés à l’acte.

 

 

Cela a commencé comme un jeu d’enfants : "Même pas cap’ de tout plaquer pour partir au bout du monde". Un soir de 2011 Sophie Leloup, 39 ans, en parle à son compagnon, Antoine, 40 ans. "Cela avait commencé par une discussion avec une collègue qui se disait prête à tout plaquer pour vivre son rêve quand je me croyais incapable de cela."

Mais quand le couple se pose vraiment la question, il se rend compte que l’étincelle est là. Comme une envie de quitter un peu la vie contraignante et réglée pour suivre une aventure en famille.

 

L’idée est alors exposée aux enfants. Ça ne pose pas de problèmes aux deux plus jeunes, Léon (7 ans) et Edgar (11 ans), trop content de quitter l’école. C’est un peu plus dur pour Emilie, 13 ans, qui s’angoisse à l’idée de se séparer de ses amies.

Et surtout pas question de se séparer du meilleur ami de la famille : Gudule, un bouledogue français, trop ravi de partir à la rencontre de nouvelles odeurs.

Ces toulousains décident donc de se procurer un camping-car, baptisé Hercule, et de partir sur les routes d’Europe.

L'objectif est de traverser les grands pays, du continent et aller à la rencontre de la nature. Allemagne, pays nordiques, Pologne, Hongrie, Pays des Balkans... Le périple va les mener jusqu'en Turquie !

 

Ils prennent la route un beau matin de juillet 2013 et prévoient de ne revenir qu’un an plus tard.

 

 

La scolarité à trois

 

 

Pour assurer la scolarité des enfants, le CNED est un choix naturel pour Sophie : "Il n'était pas question de prendre l'école à la légère. Cette aventure ne devait en aucun cas défavoriser leur scolarité, et le CNED avait bonne réputation."

 

Dans le camping-car, le choix est fait de suivre un maximum de cours tous les matins. "Je sais que les disponibilité intellectuelles sont meilleures en début de journée, commente Sophie. Les après-midi sont consacrés à la découverte, au repos..."

 

Ce brusque changement dans leur apprentissage n'a pas été évident pour tout le monde. Emilie, l’aînée, souffrait du manque d'interaction avec les professeurs. "Elle s'est bien adaptée, et a bien compris la logique demandée" rassure sa mère.

Pour Edgar, les leçons de langues ont été les plus durs. Mais l'absence de devoirs le soir a été une vraie motivation pour le garçon ! Quant au dernier, il profite plus allègrement de sa mère qui est aussi son enseignante.

L'expérience est rafraîchissante pour la scolarité des enfants : "Ils ont tous les trois d'excellentes notes sans aide de notre part. Nous sommes très stricts pour les évaluations car au-delà de la note obtenue c’est la compréhension qui nous importe et de retour en France, nous ne serons plus à leur côté." explique Sophie. 

 

L’aventure se terminera en juillet 2014. "Nos emplois nous attendent ! Je sais maintenant que si un de mes enfants a des difficultés d’adaptation dans une école, je n’hésiterai pas à l’inscrire au CNED, de par la qualité des enseignements et l’autonomie qui est permise."

 

 

Retrouvez les aventures d la famille Leloup sur le blog : http://leloup-en-europe.blogspot.fr/ 

Les 3 enfants de la famille Leloup suivent une scolarité complète avec le CNED