Rencontre avec Ariane Grumbach, diététicienne

Ariane Grumbach est une diététicienne libérale à Paris. Étant passé par les grandes écoles, elle a fini par se tourner vers la formation de BTS diététique du CNED. Pour Smooz, elle raconte son parcours atypique. 

 

Pouvez-vous vous présenter ?

 

Je m’appelle Ariane Grumbach, je vais avoir 47 ans, j’habite à Paris et je suis diététicienne en libéral depuis quelques années. Je me positionne comme "diététicienne du plaisir de manger", j’accompagne les personnes vers un changement durable et global de leur façon de manger, plutôt que de leur donner un régime ponctuel.

 

Quel est votre formation de base ?      

 

J’ai eu un bac C (ancêtre du bac scientifique, NDLR) et j’ai intégré HEC après deux années de prépa. J’ai commencé à travailler en 1988 et j’ai évolué dans deux entreprises : au sein d’Air France puis dans un cabinet de conseil.

 

Quel a été le déclic vers la formation de diététique ?

 

Dans le métier de consultante, je travaillais dans l’accompagnement du changement autour de grands projets d’organisation ou de système d’information et j’ai eu davantage envie d’accompagner des individus. Cela, couplé à ma gourmandise et mon intérêt pour l’alimentation, m’a donné un déclic pour ce métier qui pouvait me permettre de concilier les deux. La question du choix entre ce métier et un autre ne s’est pas posée. À partir du moment où j’ai eu l’idée de cette orientation, elle m’a paru totalement évidente et je n’ai pas hésité. Ensuite, c’était juste une question de temps.

 

Vous étiez-vous déjà formé à distance avant ?

 

À partir du moment où j’ai choisi cette réorientation, j’ai fait des recherches sur les modalités de formation et c’est tout naturellement que j’ai choisi le BTS diététique du CNED car je devais continuer mon activité professionnelle en parallèle. Cette formation était ma première expérience de cours à distance.

La formation à distance me donnait la souplesse d’étudier quand je le voulais (et pouvais !) et d’avancer à mon rythme. 

 

Comment s’est déroulée votre formation ? Facile, difficile ?

 

Oh rien de facile, mais à partir du moment où je m’étais fixé ce but, j’avais décidé d’avancer et d’y consacrer du temps et de l’énergie. Mais le contenu de certaines matières était vraiment difficile, surtout quand on doit les appréhender toute seule, sans l’aide d’un professeur qui clarifie, priorise... C’est une formation à dominante scientifique et mon bac était très loin ! D’ailleurs, le CNED m’avait proposé sagement une année de mise à niveau en maths et biologie. Je l’ai refusée car je voulais rentrer d’emblée dans le vif du sujet : cette année au contenu rébarbatif ne me disait rien qui vaille ! Mais du coup, j’ai bien “ramé” en biochimie ! J’ai regretté de ne pas pouvoir faire appel aux tuteurs proposés par le CNED : comme je travaillais, les horaires ne collaient jamais !

 

Comment a réagi votre entourage à l’annonce de votre reconversion ?

 

Je suis restée très discrète au départ car je ne savais pas du tout combien de temps je mettrai à concrétiser cette reconversion. Seul mon entourage très proche était au courant et, je dois dire, un peu sceptique au départ, voire inquiet de ce plongeon dans l’inconnu alors que je réussissais assez bien en entreprise. Mais ils ont bien changé de point de vue depuis !

 

Avez-vous trouvé rapidement un emploi après la formation ?

 

Je n’ai pas eu à chercher un emploi car j’avais décidé d’emblée que ce qui m’intéressait, c’était l’activité libérale, indépendante. Quelques mois après avoir eu mon diplôme, j’ai ouvert mon cabinet à mi-temps d’abord, j’ai commencé à développer mon activité et je suis passée à plein temps après un an et demi. La formation classique de diététicienne me paraissait limitée et pas vraiment conforme à ce que je voulais, je me suis donc formée ensuite en complément pour accompagner mes patients le plus globalement possible.

 

Qu’est-ce que la formation vous a apporté, sur un plan personnel ?

 

Cela m’a apporté davantage de confiance en moi, dans ma capacité à m’investir, à persévérer dans la durée et ne pas me décourager. Et la reconversion elle-même comporte beaucoup de découvertes sur des ressources créatives et relationnelles insoupçonnées !

 

 

Vous pouvez découvrir le parcours d'Ariane Grumbach sur son site : http://www.arianegrumbach.com/

 

Crédits photos : Mathilde Vaccaro

Préparer un BTS diététique avec le CNED