Ecrivain public et auteur : Christine réalise ses rêves à plus de 50 ans

Depuis qu’elle est petite fille, Christine Borie aime lire et surtout écrire. Une véritable passion que cette femme courageuse a mise entre parenthèses pour travailler dès ses 18 ans dans un centre hospitalier. En 2009, les aléas de la vie lui donnent une raison de se consacrer à son amour pour l’écriture. Elle commence alors une formation d’écrivain public avec le CNED qu’elle termine brillamment en septembre 2010, en même temps qu’elle vainc la maladie qui s’était emparée d’elle.

 

Aujourd’hui, à 55 ans, Christine Borie est officiellement écrivain public. Pourtant, même si elle s’est déclarée auto-entrepreneur en mars 2012, elle continue de travailler au service informatique du centre hospitalier de Tulle (Corrèze) et souhaite attendre sa retraite, dans quelques années, pour se consacrer définitivement à son activité d’écrivain public. Pour le moment, elle n’a que quelques clients mais elle s’y consacre corps et âme, même après une dure journée de travail.

 

" Quand je serai à la retraite, je ferai plus de publicité pour mon activité et je pourrai me concentrer sur la rédaction " explique Christine. Le métier d’écrivain public n’est pas très connu, pourtant, selon cette dernière, " les gens en ont vraiment besoin ". Il consiste à la rédaction, réécriture ou correction de documents administratifs, personnels et professionnels, mais aussi à la rédaction de textes plus importants comme des biographies. Christine Borie a d’ailleurs réalisé ce travail pour une de ses clientes et garde un souvenir ému de cette expérience rédactionnelle.

 

Plus qu’un métier

 

Christine écrit dans un petit bureau aménagé au sous-sol de sa maison, après son travail au centre hospitalier et parfois jusque tard dans la nuit. Elle décrit cet espace comme " un petit coin avec tout ce que j’aime dedans ", dans un style de bord de mer. Elle y écoute des bruits de pluie et d’orages qui l’apaisent et l’inspirent lorsqu’elle écrit.

 

Mais la formation suivie au CNED ne lui a pas uniquement permis de se former à cette activité. Grâce aux cours et aux corrections, cette grande timide a retrouvé confiance en ses capacités et en sa plume. Elle a même pu terminer un roman commencé quelques années auparavant. Cet ouvrage, intitulé " Auprès de mon arbre "  a été publié à compte d’éditeur par les éditions du Bord du Lot. Le plus beau souvenir de Christine est la réception de son propre exemplaire; de quoi rendre fière son auteur et lui donner la motivation nécessaire pour continuer à écrire.

 

Aujourd’hui, elle s’exprime avec des poèmes, des nouvelles mais aussi grâce à la pratique de la peinture. Et quand on lui demande quel enseignement suivre pour devenir écrivain public, elle cite toujours le CNED :

" L’apport principal de la formation, c’est le " booste" qu’elle m’a donné. J'avais déjà de l’expérience dans la rédaction, grâce à mes écritures personnelles ou pour aider des amis, le CNED m’a permis d’avoir la confirmation  que j’avais vraiment les qualités nécessaires. " Cet espoir d’être reconnue comme écrivain a été confirmé par ses excellentes notes dont une s’élevant à 20/20.

 

Bien sûr, elle a aussi appris de son année de formation, surtout dans la rédaction administrative et parfois même pour quelques petites règles d’écriture, des formulations que l’on utilise régulièrement mais qui sont pourtant erronées. Pour Christine, la cinquantaine a été une libération, mais elle parle de son rêve devenu réalité comme d’une évidence : " quand j’étais plus jeune, dans les moments difficiles, je m’imaginais dans une vingtaine d’années et je savais que la vie sans l’écriture ne serait qu’une parenthèse, qu’un jour, je ferais ce qui me plait ". Il est donc bon de croire en ses rêves…

La formation du CNED vous permet d'acquérir les bases du métier et de vous entraîner à la rédaction de documents divers.