Antoine Fadavi, la vie tambour battant

La vidéo de l'interview est disponible ici, avec une démo de batterie !

 

Antoine Fadavi est jeune, très jeune, mais a déjà tout d’un artiste accompli. Jouant de la batterie depuis seulement 2 ans, ce petit prodige rassemble déjà une communauté de fan très active autour de lui, et s’est fait repérer par un producteur aux Etats-Unis. Portrait d’un garçon plein d’avenir.

 

Mèche rabattue sur ses yeux rêveurs et sourire timide, Antoine Fadavi n’a rien d’une rockstar. Pourtant cet as de la batterie a déjà de nombreux fans. Il faut dire que depuis 2 ans, ce jeune garçon publie régulièrement des vidéos de ses performances musicales sur Youtube, reprenant des morceaux de métal Rock à la batterie. Petit à petit, ce musicien en herbe a créé une communauté dynamique autour de lui. Jugez plutôt : plus de 2000 followers sur Twitter, 2629 abonnés à sa chaine youtube et 6919 fans sur sa page Facebook. Il se paie même le luxe d’avoir été repéré par un producteur à Los Angeles (via la marque de cymbales TRX) qui a décidé de le faire venir aux Etats-Unis pour participer à des tournées. Pas mal quand on a que 13 ans !

 

J’ai eu un coup de foudre pour cet instrument. J’avais aussi besoin de me défouler, et la batterie est parfaite pour ça

 

Il faut préciser qu’Antoine a tout du petit génie. Dès ses 6 ans, le garçon édite et publie ses premières vidéos sur Internet, s’amusant à travailler les sons et les images. Le goût pour la musique viendra un peu plus tard, discrètement poussé par une famille de musiciens depuis deux générations, qui lui a forgé une oreille harmonique et un incroyable sens du rythme. C’est seulement lorsque son père l’emmène tester des instruments de musique dans un magasin qu’il tombe sous le charme de la batterie : "J’ai eu un coup de foudre pour cet instrument. J’avais aussi besoin de me défouler, et la batterie est parfaite pour ça."

 

Batteur et producteur

 

Depuis deux ans, il a déposé sa batterie électronique dans l’appartement familial d’Issy-les-Moulineaux, et s’entraine quotidiennement à reprendre ses morceaux préférés. Mais ne lui parlez pas de R’n’B ou de pop ! Son truc à lui, c’est le Métal. Le garçon reprend les morceaux de groupes tels que Rise Against, Avenged sevenfold, August burn red… Timide dans la parole, Antoine se révèle vraiment quand il fait vibrer les tomes et les cymbales de sa batterie, faisant virevolter ses baguettes sans jamais s’écarter du tempo. Son père filme ses performances, Antoine se charge du montage et de la diffusion. Certaines vidéos atteignent d’ailleurs plus de 60 000 vues.

 

Souhaitant capitaliser sur ce succès, le jeune garçon a enfilé la casquette de producteur depuis mai 2012 en fondant Green Wave Records, un label indépendant pour jeunes artistes : "Il y a beaucoup de fans qui ont commencé la musique grâce à moi. Je me suis dit que c’était bien de les pousser un peu plus. Faire de la musique c’est aussi passer la main aux autres." Il a d’ailleurs pris goût au métier : "J’aimerai éventuellement faire ça à plein temps à l’avenir. J’aime bien encadrer un artiste, trouver des contacts, le faire évoluer…"

 

De la suite dans les idées

 

Pour pouvoir consacrer son temps à ses activités musicales, Antoine a décidé de suivre les cours du Cned, "afin de m’organiser comme je veux". En septembre 2012 il entre ainsi en classe de quatrième, à distance. "J’ai choisi de m’inscrire car j’avais de moins en moins de temps pour suivre ma passion. C’était une bonne solution pour rester indépendant" L’objectif va même plus loin pour Antoine : "C’est surtout une année de test pour moi, afin de voir comment se passe ma scolarité à distance, parce que j’ai le projet de partir aux Etats-Unis l’an prochain. Pour le moment ça marche plutôt bien !" Dans l’optique de ce voyage, et sur les incitations de son père, Antoine a même appris l’anglais. Et il se débrouille plutôt bien.

 

Mon objectif, après le bac, c’est de faire un bac+4 en ingénierie audiovisuelle.

 

Pas besoin de s’inquiéter pour son avenir, Antoine ne manque pas de suite dans les idées : "Mon objectif, après le bac, c’est de faire un bac+4 en ingénierie audiovisuelle." Et entre temps, pourquoi ne pas rentrer dans un groupe ? "Pour le moment je ne me trouve pas assez fort pour jouer avec d’autres personnes. J’ai déjà fait un concert, mais j’avais énormément de trac, c’était dur à assumer" avoue le garçon.

 

Il se prépare tout de même à affronter une série de concerts à partir de cet automne, en Allemagne, puis une tournée en Asie. On en est sûr, Antoine Fadavi n’est qu’au début de son chemin, mais il ira loin.

Antoine Fadavi est en quatrième avec le Cned